L'EMBAUCHE D'UN ÉTRANGER EN CONTRAT D'APPRENTISSAGE
Textes en vigueur
- Article L.121-2 du CESEDA
- Articles L.8253-1, L.5221-1, L.5221-2, R.5221-2 du code du travail
- Circulaire n° DPM/DMI3/2004/249/DLPAJ/ECT/4 bis/n° NOR/INT/D/04/00066 du 26 mai 2004
- Circulaire n° DPM/DMI2/2006/200 du 29 avril 2006
- Loi n° 2006-911 du 24 juillet 2006
- Décret n° 2007-801 du 11 mai 2007
- Circulaire n° DPM/DMI2/2007/323 du 22 Août 2007
- Arrêté n° NOR/IMID0800327A du 18 janvier 2008
- Arrêté n° NOR/IMIK0814571A du 24 juin 2008
- Circulaire n° NOR/IMIM0800033C du 4 Juillet 2008
Principes Généraux
- Tout étranger (non ressortissant d'un Etat membre de l'Union
européenne, d'un autre Etat faisant partie de l'Espace économique
européen ou de la Confédération Suisse) doit être titulaire d'une
autorisation de travail et d'un certificat médical délivré par l'ANAEM
pour exercer une activité professionnelle salariée en France (article
L. 5221-7 du code du travail).
- Les contrats de travail destinés à permettre l'insertion
professionnelle (tels que les contrats d'apprentissage, L. 6221-1) ou
la réinsertion professionnelle ne sont pas accessibles aux primo -
migrants.
- Les ressortissants des 8 pays ayant intégré l'Union européenne au 1er
mai 2004 soumis à régime transitoire - Estonie, Hongrie, Lettonie,
Lituanie, Pologne, République Tchèque, Slovaquie, Slovénie - ne sont
plus soumis à autorisation de travail depuis le 1er juillet 2008.
Cette mesure ne s'applique pas aux ressortissants des 2 pays ayant
adhéré à l'Union européenne le 1er janvier 2007, la Bulgarie et la
Roumanie, pour lesquels les autorisations de travail restent donc
obligatoires.
La suppression de l'APT est accompagnée de la suppression de
l'obligation de détenir le titre de séjour prévue par le troisième
alinéa de l'article L.121-2 du code de l'entrée et du séjour des
étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour tout ressortissant d'un
nouvel Etat membre exerçant une activité professionnelle en France
pendant la durée de la période transitoire.
Conditions et Procédures pour la Signature d'un contrat d'apprentissage :
- Le contrat d'apprentissage est accessible aux jeunes étrangers aux
conditions cumulatives suivantes :
- Être âgé de moins de 26 ans ;
- Être titulaire de la carte de séjour temporaire « étudiant » ;
- Être inscrit dans une formation menant à un diplôme au moins
équivalent au Master et dispensé dans le cadre de
l'apprentissage ;
- Être titulaire d'un diplôme de premier cycle L3 (ou équivalent)
ou d'une première année de deuxième cycle (Master 1 ou
équivalent).
- Dans tous les cas, l'enregistrement du contrat d'apprentissage sera
subordonné à la production du titre autorisant l'apprenti(e) à
travailler en France (article L.5221-7 du Code du Travail) et doit
donc être joint au contrat lors du dépôt auprès du service
d'enregistrement. Pour les apprentis il s'agit précisément de
l'autorisation provisoire de travail (APT) portant la mention «
étudiant en apprentissage ». L'APT est valable pour un métier, un
employeur et une zone géographique déterminés.
- Afin d'obtenir cette APT tout apprenti(e) doit :
- dans un premier temps obtenir auprès des services de la
préfecture de rattachement à leur domicile un titre de séjour
étudiant ou un récépissé de demande de renouvellement auprès des
services de la préfecture de son domicile.
- puis se rendre au service main d'oeuvre étrangère de la DDTEFP de
rattachement à son domicile et présenter les documents suivants
: titre de séjour étudiant ; attestation de réussite au L3 ou M1
; certificat de scolarité dans un cycle de Master ou équivalent.
L'adresse physique du service MOE (pour le 75) qui délivre les
APT est le 210, Quai de Jemmapes - 75010 Paris (Métro : JAURES)
ouvert au public tous les jours de 9h à 11h et de 14h à 16h les
lundi, mardi et jeudi.
- Cette APT doit alors être transmise au CFA qui visera le contrat
dans les plus brefs délais et qui transmettra ces documents avec
le contrat d'apprentissage à la Chambre d'enregistrement
compétente.
En cas d'acceptation d'une APT, l'étranger doit passer une visite
médicale obligatoire organisée par l'Agence Nationale d'Accueil des
Etrangers et des Migrations (ANAEM) et l'employeur doit s'acquitter d'une
redevance à l'Agence. L'employeur ne peut pas se faire rembourser cette
redevance par l'étranger.